«Derrière chaque rencontre, il y a une histoire, un sourire, une complicité, un moment unique passé en compagnie d’un inconnu, devenu ami, un souvenir en devenir! »

samedi 6 août 2016

Balade Parc National Tijuica et le jardin Botannique
 






































































Balade P
Un bain de culture sans frontières!

Avoir un rôle au coeur des JO, c'est de vivre  avant tout une expérience humaine riche et diversifiée inoubliable. On rencontre des gens de différents horizons et c'est facile de s'intégrer et d'interagir avec les autres. Il est étonnant de constater que les barrières de langues, de religions et des frontières n'existent pas.

Dans la rue, les rencontres sont faciles avec les gens. Il suffit que d'un sourire, un bonjour comment ça va et d'où viens-tu pour se présenter et entamer une conversation. Entre bénévole, il existe une camaraderie et une solidarité solide. Dit toi que peu importe où tu te trouves à Rio, il y aura toujours un autre bénévole qui sera présent et là pour t'aider, si tel est le besoin.  Depuis quelques jours on commence à apercevoir délégation nationale, athlètes se promener dans les rues. Lorsque nous sommes allée visiter le « pain de sucre», il nous a été facile d'interagir avec les gens. J'ai eu la chance de rencontrer une athlète Ukrainienne avec son entraineur ( Natacha  fait de la trampoline), délégation Italienne avec qui nous avons échangé épinglettes et souvenirs du Québec et quelques journalistes américains. C'est agréable et juste bon de croire qu'il est encore facile de parler aux gens sans peur.

Les retrouvailles
Les volontaires des JO forment vraiment une famille soudée et l’on peut en ressortir que grandit d’une telle aventure. J'entretiens des liens d'amitiés très forts avec plusieurs amis bénévoles rencontrés à Sotchi. J'en ai revu plusieurs à Toronto pour les PanAm l'été dernier. On se voit une fois l'an et s'est comme si on s'était vu la veille. C'est la beauté de la chose. Rock et moi avons loué un apertement dans une villa, à moins de 500 mètres de la plage, dans le secteur de Barra de Tijuica, avec 4 autres amis: Bruce originaire de Vancouver, Christian des environs de la Rive-Sud, Igor qui lui habite la Floride et Will la Grande-Bretagne. Pour les prochaines semaines on vit à un rythme de groupe, hors de sa zone de confort et on évolue tous ensemble. Comme on a un rôle très différents les uns des autres, à la fin de chacune des journées, on a mille et une histoire à se raconter, anecdotes, rire et fou rire et on est juste bien d'être juste là tous ensemble. C'est beau de nous voir, yeux brillants et pleins sourire.


Certains amis bénévoles que je n'ai pas eu l'opportunité de rencontré encore. On est en contact par le Web; on s'échange de l'info, se demande conseils, partage des émotions; j'espère avoir la chance des croiser sur ma route ici à Rio.


Une fois que l'on y goutte, on veut que ça continue, on attrape la piqûre et on fait tout pour y retourner. À la fin des jeux à Vancouver, je savais que je désirais recommencer. J'étais tombée sous le charme de la camaraderie, de cette bulle d'émotions à haute tension dans lequel on est plongé tout au long de ce grand rassemblement. Pour combien de temps vais-je continuer à vivre cette aventure? je l'ignore. Cependant, vivre le moment présent avec ceux qu'on aime, voilà le plus important!

mercredi 3 août 2016

Devenir bénévole pour les JO: simple et accessible !
Si tu rêves de faire partie des coulisses du plus grand rassemblement sportif de la planète, d'être un acteur et témoin présent, sachez que c'est accessible à qui veut bien s'y aventurer. Le processus d'inscription est maintenant ouvert pour les JO d'hiver en 2018 qui se dérouleront à Pyong Cheong en Corée de Sud. Avis aux intéressés!

Ti-cul, j'ai rêvé des Jeux olympiques, mais je croyais sincèrement que le plus grands rassemblement sportif de la planète était réservé à l'élitisme. Je me souviens de mes premiers jeux que j'ai regardé à la TV en 1984. J'étais rivé à mon téléviseur jour et nuit. La voix de Richard Garneau m'habitait. Comme beaucoup d'entre nous, à tous les deux ans, comme spectatrice, les JO me faisaient voyager et rêver.


J'ai vécue ma toute première expérience de bénévolat olympiques lors des Jeux de Vancouver en 2010. Je n'avais jamais entendu parler de l'opportunité de faire partie des JO auparavant. À l'époque, le comité organisateur de Vancouver en 2010, avait fait de la promotion partout au pays. C'est mon conjoint, Rock Emond qui m'a lancé le défi, à l'époque. Aventureuse comme je suis, je n'ai pas hésité. Depuis, j'en fait une mission humaine, une immersion culturelle, des expériences d'une vie et c'est la plus belle chose qui me soit arrivée et dans lequel j'ai pu m'investir.

À Rio, plus de 50 000 bénévoles seront actifs pour la durée des jeux. Lors des jeux olympiques d'hiver, nous parlons de 25 000 bénévoles. Les rôles sont tout autant variés selon vos motivations et expertises. Que ce soit pour du personnel médical, aux relations médiatiques, placiers, vente de billets, direction des spectateurs, travailler à la cafétéria, orienter les gens à l'aéroport, etc.
Le processus en soi est assez simple:  inscription en ligne et test de profil.  Ensuite, nous sommes invité à faire un test de langue Internationale avec l'école Int. de Belgique, EF Langues: Français-Anglais-Russes. Note de passage de plus de 80% est exigé.
Par la suite, vient l'étape des entrevues. Pour Rio, j'ai dû faire une entrevue de groupe, via Skype. Cependant, ca peut varier selon les comités organisateurs. En la Russie, j'ai dû faire deux entrevues individuelles par Skype.
Une fois que nous sommes sélectionnée, nous avons environ 20h de formation en ligne suivi d'un petit examen à chacune étape afin de s'assurer que nous avons bien compris les notions avec note de passage! Un processus qui dure environ 18 à 20 mois. 




Les critères de sélections:
Le critère principal de sélection est bien sûr la motivation. Les organisateurs recherchent des personnes prêtes à réellement s’investir dans les Jeux. On a d’ailleurs des sessions de formations en ligne donc il faut consacrer du temps à la préparation.

Ce qui nous permet d'être sélectionnée parmi des centaines de milliers de candidatures?  Je pense avant tout que c’était la motivation: j’ai vraiment envie de pare partie de ces Jeux, je me donne à 100% lors des test de langues et puis j’ai réussi tous les tests en ligne.

En tant que bénévole, on effectue un travail non-rémunéré. Le plus grand avantage est de
vêtir les uniformes officielles est une fierté et de les ramener à la maison.  En Russie, l'organisation des Jeux Olympiques offrait bien évidemment tout ce qui est nourriture et logement. Ici, au Brésil, tout est à nos frais; hébergement, avion et le transport public. Sinon, quant aux réductions pour assister aux compétitions, on a pas accès à des billets gratuitement, cependant, l'accès aux billets est relativement abordable. Je vais assister à des compétitions de gymnastique, d'aviron et aller voir un match de «foot» pour environ 30$ canadien chacun.

Sommes-nous obliger de parler la langue du pays pour être accepté? Non, mais ça peut aider. Les deux langues officielles des Jeux Olympiques sont le français et l’anglais, donc ce n’ést pas une condition de parler la langue du pays mais ça peut aider.


Pour les prochains JO de Pyeong Chang en 2018, je devrais connaître la réponse si je suis accepté ou non,  vers le mois d'octobre-novembre 2017. Avis aux intéressée, les mises en candidatures sont présentement ouverte!

lundi 1 août 2016

48h après mon arrivée, toujours vivante, souriante et  épatée!
13h et demi de vol, 3 escales (New-York-Atlanta et enfin, Rio) , 35 heures sans dormir entre les vols et les escales mais ca n'en vaut le coup.  Fraichement débarquée à l'aéroport au premières heures du matin, on récupère ses valises rapidement,  les douaniers sont accueillants et on se sent vite en sécurité.
En attente de mon taxi; militaires armés, policiers, gendarmes, garde de sécurité font des va-et-vient à l'en tour de nous. Quoi que toujours impressionnée par la garde militaire, fusil à la main, on ne s'habitue pas, mais pour une fois, je suis heureuse qu'ils soient présents.  Sur la route qui nous mène à notre appartement, on traverse la ville d'est en ouest, ce qui nous permet rapidement de constater la pauvreté du pays, de par ses différentes favelas. On a beau lire et voir des reportages sur le sujet, on est pas préparer par ce choc culturel, par cette réalité qui est loin de nous. Enfin arrivé et installé, je suis fière d'avoir sélectionné cet appartement. Nous sommes comme dans une villa, avec gardiens de sécurité, grilles, guérite à l'entrée, piscine, sauna, cantine et un gym. Les commerces de services à proximité à moins de 5 minutes de marche et divers centres commerciaux aussi. Je me sens déjà comme chez moi.



Je vous avoue que Rio est une mégapole vivante et excentrique dans toute sa démesure.  Cette ville, construite tout autour de cet immense rocher, du haut de son pain de sucre, touche le ciel, se laisse border par ses plages et l'océan avec une nature luxuriante et sa diversité culturelle en laisse pas un indifférent.  Le son des divers dialectes à mes oreilles est une berceuse et j'adore ce dépaysement.
Défier les grands titres des nouvelles internationales pour vivre pleinement le Brésil!

Jour 1: l'accréditation! L'endroit où il faut aller se trouve à l'autre bout de la ville et personne ne nous a renseigné sur quel autobus prendre pour s'y rendre. Ici, les transferts n'existent pas. Tu changes de bus, tu dois repayer 3.80R. Après 2 autobus et 2h30 de route plus tard, voilà qu'on arrive à la vieille gare centrale de Rio. Débarquement immédiat. Je croyais être un personnage dans la chanson de Plume Latraverse «la vieille gare centrale et du vieux nègre». C'est le bordel: marché public désorganisé, pauvreté extrême, des itinérants couchés un peu partout par terre, égouts à ciel ouvert; sauve qui peut!  GO! On prend un  téléphérique qui traverse une favelas... sans mots. Un ami Américains, que je viens de rencontrer auj. a dit que nous étions FOU d'avoir pris ce raccourci... mais on s'est jamais sentie menacé. Au retour, un «the man in black» nous a gentiment aidé à trouver le bon autobus et nous a suivi.... trait typique de l'hospitalité brésilienne, mais je vous avoue que j'ai cru un moment qu'une arnaque se dessinait devant nous. Moralité: faut croire qu'il y a encore des bonnes gens en ce monde et que nous devons s'ouvrir et faire confiance.






Jour 2: Je dresse la barre un peu plus haute. Voilà mon défi, après 24h de mon arrivée.  La Columbo en moi a  bien beau cherché dans tous les racoins et ce,  même dans la jungle brésilienne, la présence du petit maringouins porteur du Zika, mais en vain!  Martine 1: Zyca 0. En moins de 24h, j'ai nourri de petits singes dans le Parc National de Tijuca, vue un catybarra ( le plus gros rongeurs au monde), promener en ponton sur une lagune remplie de déchets flottants  qui cache probablement les pires bêtes de l'Amérique du sud, promener avec mon appareil photo ET..... je suis toujours vivante et en santé.  







La morale de cette histoire est certes de garder les yeux bien ouverts sur tout ce qui se passe tout autour de nous, mais faut faire confiance aux humains, aux gens que l'on rencontre, s'ouvrir pour ainsi mieux grandir. C'est ce que moi j'appelle sortir de ma zone de confort!